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Prof: As-tu les blues du dimanche?

Je n’ai jamais détesté mes lundis de prof.

Non. Devoir retourner au travail après une fin de semaine de repos / activités de toutes sortes ne m’a jamais dérangé.

Je l’aime, ma job. J’aime retrouver mes petits humains d’élèves pour une nouvelle semaine. Je suis motivée par les activités que je fais en classe. J’ai hâte de les faire. Hâte de voir mes élèves évoluer et apprendre.

Bon. On va se le dire: je suis bien la fin de semaine hein? Des fois, moi aussi j’aimerais qu’elle soit plus longue.

Mais je n’ai jamais connu les blues du dimanche soir. Tu sais, ce maudit virus qui touche inévitablement certaines personnes juste après le souper le dimanche à l’idée de devoir retourner au travail?

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J’ai toujours pensé que c’était parce que ces personnes n’aimaient pas leur travail. Qu’elles n’y étaient pas heureuses. C’est clair que si tu aimes ta job, ça ne te dérange pas de retourner au travail à tous les lundis, non?

Le jour où ça m’est arrivé, à moi

Depuis le retour des Fêtes, j’ai un problème.

J’ai les blues du dimanche.

Je n’ai pas le goût de rentrer au travail le lendemain. J’ai envie que le week-end ne finisse plus.

Le dimanche soir arrive et tout à coup, je suis épuisée. Pleine de regrets! Ah! Toutes les choses que j’aurais aimé faire pendant les deux derniers jours!  Et en même temps, j’ai juste envie… d’en passer deux autres à ne rien faire!

Je me dis que si j’avais une journée de plus, ou deux, ou trois, ça serait tellement génial!

Je vais me coucher et je rentre au travail le lendemain, un peu à reculons.

Mais, je l’aime ma job! Une fois en classe, tout va bien! Les blues disparaissent… jusqu’au prochain dimanche!

Comment puis-je être atteinte de ce maudit virus si j’aime mon travail?

Hum… Je pense de plus en plus que les mautadines de blues sont apparus pour plusieurs raisons.

J’ai lâché prise!

Depuis quelques mois, j’ai décidé de lâcher prise sur toutes les tâches non-obligatoires de mon métier de prof.

Je ne suis pas une mauvaise enseignante pour autant. J’ai juste décidé de penser à moi et aux gens que j’aime un peu plus. D’être une prof un peu paresseuse.

À lire: Je veux être une prof paresseuse!

En faisant ça, j’ai aussi réalisé que même si j’en faisais moins, les élèves apprenaient la même chose qu’avant. Même que la plupart du temps, ils apprennent mieux et plus!

C’est en prenant la décision de n’apporter du travail à la maison qu’en cas d’urgence, que j’ai réussi à lâcher prise. Je réalise que je pense de moins en moins à l’école lorsque je n’y suis pas!

Faire une coupure avec le travail lorsque je suis à la maison rend-il mon retour à l’école le lundi plus difficile?

Mon horaire

Cette année, et c’est la première fois que ça m’arrive, j’ai deux journées sur cinq où je n’ai pas de période libre. Et je vois vraiment la différence!

Je suis plus fatiguée et je “patine” beaucoup plus pour compléter mes corrections et ma planification. En fait, j’ai dû planifier comment planifier ma planification! M’adapter à cette nouvelle situation, quoi!

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Je réalise que les jours où je n’ai pas de période libre et qu’en plus j’ai une activité qui dure toute l’heure du lunch, je suis un peu grognonne, dès le matin. J’essaie de me mettre dans un autre état d’esprit, mais des fois, c’est difficile. Je les trouve vraiment longues, ces journées-là!

Le fait d’avoir un horaire plus chargé cette année a-t-il un impact sur ma motivation à rentrer au travail le lundi?

Je suis bien à la maison!

Bien. Heureuse. Même presque zen parfois!

Vraiment!

Longtemps, j’ai été malheureuse. Ça explique sûrement pourquoi j’étais si bien à mon travail. Pourquoi je me donnais autant.

Aujourd’hui, le bonheur que j’ai à la maison, avec mon amoureux, ma fille, ma famille, mes amis, je le chéris et l’apprécie au plus haut point.

Cette joie, ce plaisir, cette satisfaction d’être enfin heureuse, elle est précieuse.

J’ai envie d’être avec les gens que j’aime.

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Est-ce qu’être bien chez-moi explique pourquoi je veux y rester?

L’hiver me tape sur les nerfs!

Je suis une fille d’été.

Le soleil. Les sandales. La chaleur. La plage. Le fait que je n’ai pas à mettre un manteau juste pour sortir les ordures!

L’hiver est toujours trop long pour moi.

Et cette année, je le trouve excessif en titi!

Pas de soleil. Froid. Neige. Pluie. Non… Pluie verglaçante!

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Ça affecte mon moral! Je le sais et je le sens.

J’ai seulement le goût d’hiberner! De rester devant la télé, en dessous de ma plus grosse et plus chaude doudou!

Miss Simplicité aussi a juste le goût d’hiverner! Lis son texte sur ce sujet ici!

La température affecte-t-elle mon moral et me donne les blues du dimanche?

Pourtant, je l’aime, ma job de prof!

Ça, ça ne change pas!

Même si j’ai les blues du dimanche, même si parfois je me dis qu’il faut vraiment que je m’achète un billet de loto pour ne plus avoir à les vivre. Vivre des fins de semaine à l’année!

Je suis aussi heureuse au travail. J’aime mon métier.

Je suis enseignante et j’en suis très fière!

Alors, en attendant que ce satané de virus de blues ne cesse de revenir à tous les dimanches, je vais continuer à prendre de la vitamine D!

Et acheter un billet de loto vendredi! On ne sait jamais! Hihi!

 

As-tu les blues du dimanche? Quelles sont TES raisons à toi?

Écrit par Isa Belle

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Pour d’autres billets écrits par Isa Belle, clique ici!

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